Attendre son Amour : rien n’est plus cruel !

♥Je n’étais pas parti en vacances♣ cette année là. C’était en 2010. Mes vacances étaient à Lille, dans le beau quartier de Triolo. Vous connaissez mes goûts, dans des situations pareilles, je trouve toujours refuge dans une bibliothèque, une librairie ou au furet du Nord..etc

Des lieux qui me parlent et m’offrent ces goûts d’eldorado, de paradis perdus….que je recherche à chacun de mes voyages.téléchargement J’y vais sans arrêt et toujours à la recherche d’un livre qui vaut franchement d’être acheté, lu et le petit investissement de temps qui va avec ♦!
Et bien je suis tombée par pure hasard cette fois-ci sur un livre qui m’a apporté non seulement le soleil d’Afrique mais aussi cette impression de vacances douces et calmes pendant lesquelles on prend soin de soi. Une lecture basée sur le rituel de familles africaines.CD81UBYVEAAIM53
Lorsque j’ai vu sa critique au furet du Nord de Lille; j’ai très vite été prise ! Et pour cause, quatre ans après avoir lu le « Ventre de l’Atlantique », Fatou Diome m’offre un nouveau roman, Celles qui attendent. J’ai acheté le livre et me suis dirigée vers la salle de discussion où, à mon grand bonheur, Fatou Diome s’y trouvait. Nous abordons le débat avec d’autres personnes et Fatou nous livra quelques secrets de son écriture envoûtante.Je me suis laissée plonger dans la discussion et me laissée emporter là où l’auteure a voulu m’emmener. Tout s’est terminé dans la bonne humeur et une dédicace à la clé, de plus sur le surnom que ma tendre grand-mère m’avait donné: SADIA.

Parlons de ce précieux roman. Elle y a abordé de nouveau le thème de la migration mais du point de vue de celles qui restent au pays et qui attendent des fraîches nouvelles. Sur une île (Sénégal), le temps s’est arrêté pour Arame et Bougna, deux femmes qui luttent encouragement contre une misère sans fin. Arame est mariée à un homme qui pourrait être son père. Elle s’inquiète du sort du fils qui lui reste, à la croisée des chemins et sans perspective d’avenir. Bougna vit dans une misère identique et dans l’ombre d’une co-épouse dont les fils boursiers sont partis étudiés. Cette grande misère obligent les deux mères de payer à leurs deux fils le voyage clandestin en pirogue vers les pays dorés: direction Europe. Et de là commence une longue attente, l’interminable attente de ces quatre femmes; quatre héroïques femmes, les deux mères Arame et Bougna et les deux brus, Daba et Coumba.
Fatou Diome nous invite à réfléchir sur le sort des épouses qui souffrent de ce long voyage. Je suis une lectrice avertie de Fatou Diome, habitué à ces genres des sujets: la détresse, le découragement,les souffrances avec une écriture douce. Elle révèle une vérité absolue: le manque d’espoir conduit à des sacrifices douloureux et à des choix difficiles. La pauvreté pousse certains à traverser l’Atlantique en espérant que leur exil en Europe leur offrira une vie enfin meilleure. Le sort, indigne à la vie humaine, réservé à ces femmes, est très difficile à accepter. D’une plume riche et précise, avec une certaine indignation, je suis d’une manière ou d’une autre émotive; à chaque foi plus extraordinaire. Merci Fatou Diome.♥

CD81cY_UUAAMgaf

Publicités