Mon voisin…d’autres cieux !

Père, Père,Père!

On remarque la valeur du sel lorsque l’on a omis de son plat… Et la valeur d’un père après sa mort !

Voilà un mois que je suis voisine du cimetière oú est enterré l’auteur de ma minable vie. Cimetière d’Ambouli.

Les passants de la petite ruelle qui mène vers le bus, peuvent témoigner de mon état d’esprit chaque jour. Si je hâte mes pas, si je serre mes cernes pour vaincre les larmes qui se dégagent de mes yeux, si je me mets au téléphone ou si je détourne le regards, c’est pour tout simplement éviter de s’enrouler sur les sables creux. Et l’on criera la folle. Je le sais. Et l’on me taxera la possédée. Je le sens.

Qui se soucie de la peine d’autrui dans un pays déshumanisé?  Qui compatie avec un coeur meurtrie par l’absence dans une société « morte-vivante » ?

Et l’on joue les jeux de chacun: paraître! Et je murmure l’éternel fatiha, les douas puissant et la prière de mort à chaque passage de cette maudite ruelle. Comme toutes les orphelines je me console que précieux père veille sur moi.

Que font les autres lorsque le coeur est brisé?  L’on pense au père décédé!  Que font les autres lorsqu’elles se marient, divorcent ou dansent sur « la piste » vertigineuse de la vie ? L’ on pense à l’absent éternel!

Je vous avertis!  Je ne compte pas me taire sur cet absent de mes bonheurs et malheurs ! Je l’ecrirai. Et tant pis si vous aurez marre de mon état d’âme! Et si cette vidéo ne vous touche pas…vous ne comprendrez pas le sens de ma vie !

Bisou😘

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