Caaku single Mother iyo hablaaha somaliyeed 😷

Visionnez la vidéo! Elle soulève une émotion…une interrogation…un mot !

Parfois les mots s’ussent et le coeur saigne. De 8 ans de vie en Europe, mes yeux et mes oreilles se sont irrités des mauvaises images de mère célibataire. J’en viens dans toute relation, le coran en a dicté une fin…heureuse ou malheureuse. Tout est maaqtub. Destin ! Fameux destin !

Ce même destin qui a fait des nombreuses somaliennes des « single Mother ». Comprises à tord et sous les mots cruels. Pourtant pour moi, ces femmes sont des héroïnes. Elles élèvent seules leurs enfants. Éducation, foyers et vies sont sous leurs responsabilités. Femmes fortes! Un travail de qualité car toute maison ne serait brillante si la poussière l’enveloppe. Femmes fières car tout enfant ne grandissait aisément dans une mère.

Comment blâmer ces femmes? Je ne suis pas une mère célibataire mais je les soutiens vraiment. Et les qualificatifs me manquent pour les décrire. Même pauvre, dans vos bras, tout enfant est riche ! Dignes mères!

 

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Soomaali Baan Ahay

Des centaines de nos frères et sœurs, migrants sont morts en méditerranée hier 😢😢. Des hommes, des femmes. En faisant défiler mon facebook, j’ai été marqué par ces visages à des traits fin, des joues creuses et des yeux noirs de jais. Témoignage limpide d’une jeune femme arrivée par la mer au péril de sa vie en Italie. Les mots sont cruelles et traduisent sa traversée dangereuse. Mes mains tremblent, ma respiration  stagne et  j’ai ressenti une colère noire. «  Il faisait chaud, nous avions faim. Quand j’ai protesté pour avoir de la nourriture, je me suis fait tabasser ! Certaines femmes ont même été abusées sexuellement. Dans le bateau de fortune, si on bougeait, on risquait de faire chavirer le bateau… alors personne ne bougeait. Je ne sentais plus mes jambes. Je n’ai pas fait mes besoins durant les trois nuits de la traversée « , raconte-elle.

Je commence à nourrir un découragement profond et un désespoir pour une prochaine reconstruction de la Somalie.

Alors je me console avec ma plus belle chanson : Soomaali Baan Ahay Lire la suite

La guerre et la Haine n’ont jamais rien construit de Bien!

Samedi dernier; j’étais en pyjama devant ma télé. La télécommande à la main, changeant d’une chaîne à une autre. Nima Djama en fond sonore. Mon Samsung retentit. Il est 11h30. Un appel d’une amie bosniaque. Je pense à plein de choses futiles; une sortie entre copines, un dîner ce soir ou une promenade cet après midi de juillet…etc. Ni l’un, ni l’autre. Sa voix m’inquiète. On dirait qu’elle a pleuré, voire sangloté.
« Tu peux venir avec moi cet après midi au musée…? »
Je suis partagée entre rire aux éclats et inquiétude. Sary n’aime pas ces genres de lieux et je la connais très bien. J’essaye de formuler une réponse cohérente malgré tout : «J’avais rien de prévu et il fait beau temps donc… enfin c’est d’accord! Mais juste par curiosité …»
Elle me coupe la parole: « Je t’explique tout lorsqu’on sera ensemble. Je passe te voir à 13h.»
Nous nous sommes donc convenu à ce rendez-vous. Je me prépare et l’attends chez moi.
Elle sonne à la porte. Je me lève rapidement et avance vers ma porte d’entrée. Je suis de nature prudente et n’ouvre jamais sans regarder par le judas. C’est bien elle.
Je réajuste ma belle tenue noire et blanche et tourne les clés dans la serrure.
« Bonjour ma chérie, tu vas bien ? Tu as un regard grave; quelle tête (rire)! »
« La manière dont tu m’as parlé au phone; sincèrement je fais des gros efforts pour rester calme… »
« Voilà, je… Je voulais que tu m’accompagnes au musée parce que…»
« Tu ne veux pas rentrer. On s’installe au salon…»
« Non merci, on est déjà en retard ! La cérémonie a commencé depuis 10h du matin, allons-y, je te raconte en route.»
Sary est le genre d’ami(e)s qui vous redonne incroyablement le sourire et la joie même quand vous avez le moral dans les chaussettes. Sur le chemin, elle me raconte qu’il y’a tout juste 20 ans le massacre de Srebrenica, appelé « génocide de Srebrenica » a eu lieu. Prés de 8 372 hommes et adolescents bosniaques (bosniens musulmans, qui formaient un groupe national dans la Yougoslavie titiste) ont rendu l’âme entre le 11 – 13 juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. Ce triste événement a aussi touché sa famille. A ce titre, dans la salle d’exposition permanente du musée, des images de la guerre seront présentées ce samedi afin d’éduquer le public, de partager ces tristes instants, de promouvoir le progrès et la paix entre les peuples. Par la suite en fin d’après midi; des fleurs seront jetées à la rivière prés du musée. IMG_1308

Arrivées sur le lieu, une foule bien émotive était là. Je parcours les images exposées; les unes plus tristes que les autres. La guerre dans toute sa cruauté. Rien ne sort de ma bouche. Je sens mon cœur qui bat très fort et le sang qui afflue à mes oreilles. Je me fige tandis que ma respiration s’accélère, image après image. Mes phrases se bloquent dans ma gorge. Je me répète:
« C’est TRISTE.»IMG_1294

srebrenica_majka_anadolija_mainFemmes et hommes furent triés et séparés, avant que les seconds soient abattus de manière systématique, au cours d’une opération qualifiée par la suite de «génocide» par la justice internationale. Rares sont les personnes qui connaissent aussi intimement toutes les spécificités de ce conflit mais je préfère à ces instants précis; de ne pas réfléchir ni le « pourquoi du comment »; ni l’origine exacte de la guerre, encore moins la question diplomatique entourant le massacre de Srebrenica. Je lis une longue liste des noms; les victimes( photo ci-dessous). Et j’imagine que pour les gens qui connaissaient certains; c’est sera sûrement dure de mettre un visage sur un nom.

Ma grand-mère m’avait toujours dit: « un ami cultivé est toujours utile dans la vie, un ami bavard, néfaste ».Tendre grand-mère; Ange gardienne; je ne sais pas dans quelle catégorie classer Sary, bavarde, cultivée et bien plus encore.

Et je termine sur la citation de John Coffey/Michael Clarke Duncan dans le Film magistral de Stephen KING « La ligne verte »: « Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes (….) Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns contre les autres, je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le Monde ». Des propos qui me poussent encore et encore à découvrir car dans ma vie, je suis dans une quête perpétuelle de m’améliorer, ajuster mon comportement, corriger mes erreurs ! La Science par la lecture, par les découvertes, par les expériences, par les rencontres,par les douleurs, par les retrouvailles…etc !

 

 

Ecrire avec beaucoup d’honnêteté

Ecrire avec beaucoup d’honnêteté:
Talent2Le mécanisme de notre esprit n’est pas infaillible. Quelque soit notre talent, notre volonté, notre force , nous traversons parfois des moments difficiles où nos certitudes nous paraissent soudain moins certaines. Précisément à des moments pareils, je me pose une dure question :-Est-ce-que je vais y arriver ? Parfois la solution n’est en faite juste sous mes yeux mais le doute m’aveugle. Douter de mes efforts réduit souvent mes chances de réussite, et je le sais. Il me faut mieux me persuader du contraire et espérer. Le doute est tel qu’on se dit, il faut  laisser le temps faire et voir l’évolution des choses.On doute de ses méthodes et de ses capacités. On se demande si on agit de la meilleure manière. Au final on se demande pour qui et pourquoi on se bat. La vie est faite de choix mais peut importe le choix que l’on fait, on doute.Est-ce-que je vais vraiment m’en sortir ?
Il faut se rappeler comme moi « pour qui et pourquoi on a fait ce choix « .
Par exemple, je fais ce choix pour ma famille, pour moi , ou pour mon pays.
Une fois le rappelle fait, j’assume mes choix et je gomme le pire de doute : douter de soi même. Car je sais que si je doute de moi même, qui croira en moi ? Personne, surtout pas ceux que j’aime.

secretNous avons tous une face visible et un fond caché. Contrairement à ce que l’on peut croire, les véritables moteurs de mes actions sont mes peurs, mes angoisses et mon envie d’évader  à l’humiliation. Comme beaucoup, mon face visible n’est en effet le produit d’un fond caché.
C’est comme la nouvelle année. Quand le temps change, la ferveur et euphorie touchent l’homme.
De bons cœurs, je prends des bonnes résolutions. Je décide d’être plus gentille avec les personnes que j’ai pour habitude d’ignorer. Je selle des nouveaux pactes avec mon entourage et les liens de sang reprennent le dessus. Je me dit que quand l’amour met en danger l’amitié ou encore quand l’amour propre met en danger les relations professionnelles, il faut se décider. Donc je me résous et je décide.
Je décide de ravaler cet amour et d’aller de l’avant. Je me retrouve contrainte de renoncer à certaines initiatives. Mais comme toute période d’allégresse, ces moments passent et la plus part du temps avec eux toutes mes bonnes résolutions s’envolent.
La vie nous réserve tellement des surprises, les revirements les plus spectaculaires, les compromissions les plus dangereuses et des retrouvailles inespérés mais aussi des rencontres inattendues.
Dans certains cas, c’est sont les décisions de mes proches qui me surprennent. Mais le plus dure, parfois je me surprends à ne plus tenir mes propres promesses.
dreamonOn est tous des grands enfants. Je veux avoir tous ce que je désire ici et maintenant. On effet c’est humain. On désire toujours les choses que l’on n’a pas. On veut gommer nos manques. Un manque lié à l’absence, à l’éloignement, à des avantages professionnels …etc. A ce jeu-là, chacun utilise les moyens dont il dispose. Certains utilisent leur corps, d’autre leurs positions. Je préfère utiliser mon esprit. Quoi qu’il en soit, j’évite de trahir un jour ou l’autre mes principes. Heureusement à l’exception des fois pour la bonne cause. Car pour moi un constat demeure, on paie un jour  les actes que l’on pose. Et ce jour-là, on se rend compte que l’on ne peut pas toujours avoir ce que l’on désire.