Soomaali Baan Ahay

Des centaines de nos frères et sœurs, migrants sont morts en méditerranée hier 😢😢. Des hommes, des femmes. En faisant défiler mon facebook, j’ai été marqué par ces visages à des traits fin, des joues creuses et des yeux noirs de jais. Témoignage limpide d’une jeune femme arrivée par la mer au péril de sa vie en Italie. Les mots sont cruelles et traduisent sa traversée dangereuse. Mes mains tremblent, ma respiration  stagne et  j’ai ressenti une colère noire. «  Il faisait chaud, nous avions faim. Quand j’ai protesté pour avoir de la nourriture, je me suis fait tabasser ! Certaines femmes ont même été abusées sexuellement. Dans le bateau de fortune, si on bougeait, on risquait de faire chavirer le bateau… alors personne ne bougeait. Je ne sentais plus mes jambes. Je n’ai pas fait mes besoins durant les trois nuits de la traversée « , raconte-elle.

Je commence à nourrir un découragement profond et un désespoir pour une prochaine reconstruction de la Somalie.

Alors je me console avec ma plus belle chanson : Soomaali Baan Ahay Lire la suite

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Une excursion Nomade 🌴🌽

 

somalia-236L‘enfance 🙅est une période pendant laquelle l’insouciance nous protège des difficultés de la vie d’adulte. C’est aussi une période d’éducation. Nos souvenirs d’enfance restent intacts. L’enfance, c’est le commencement d’une vie, et avoir une enfance heureuse ou malheureuse peut marquer à jamais une vie d’adulte. Lire la suite

Pourtant je m’élève !

Quand j’ai lu le poème de Maya Angelou pour la première fois, ça a été un grand moment d’inspiration pour moi. Alors ces jours-ci, ces poèmes m’ont beaucoup accompagné. Je partage donc ce soir avec vous ces Gn7bHDRNRiqYSUiu4kIu_Maya-Angelouquelques lignes sur cette femme qui m’a influencée, ma Simone de Beauvoir américaine…Oui une femme dont les expériences, les rencontres et les écrits ont fait d’elle une icône avec  un parcours emblématique, un moral d’acier et une vie héroïque. Une femme qui a traversé les années et les réalités d’un monde en mutation.

La poétesse est morte à l’âge de 86 ans. Précisément le 28 mai 2014, une date mémorable ! Maya Angelou a été une figure importante. Elle est une militante de toujours et  a côtoyé Martin Luther King, Malcolm X et l’écrivain James Baldwin. Lire la suite

Des mots sur des maux !

Chaque jour, la poussière sombre des bombes monte au-dessus des villes : Gaza CQVz-haWsAANwAX(Palestine), Damas (Syrie), Sanaa (Yémen), Mogadiscio (Somalie)…etc.

L’odeur nauséabonde des corps en décomposition pollue l’atmosphère. En rues ravagées, bruits impitoyables des balles, grenades et tir de roquette ajoutés aux cris bruyants de pleurs d’enfants me donnent l’envie cruelle de détester l’Humain en général. Lire la suite

Des hauts et Des débâcles !

A chaque fois que je ferme les yeux, je la vois. Son visage vieillissant, agréable avec B031-14IMAEbKj0quelques rides; sa peau resplendissante; ses yeux desséchés traduisant ses 73 années d’existence et l’expérience qui va avec. Son regard tolérant ; ses cheveux grisonnants et ses paroles douces qui volatilisaient mes plus grandes peines. Aujourd’hui, elle n’y est plus. Là où elle se trouve, défraîchie et gaspillée, sous le sol qui ronge constamment  ses os ; Je lui rends hommage. Lire la suite

Tu seras un homme, mon fils ♥!

ob_fc9bf4_f695f24dAu fil des siècles, il y’a bien des hommes qui ont immortalisé leurs moments. Assez souvent ils ont eu « un don » spécial, une belle plume qui leur a été fidèle jusqu’à leur dernier souffle. Parmi cette plume magique, Rudyard Kipling m’a envouté récemment. J’ai pris son poème couplet par couplet. Incroyablement les mots me « parlent » et me concernent. Ces écrits ont fait vibrer mon âme et mon cœur, et ont réveillé ma sensibilité « endormie » depuis fort longtemps. Que dirai-je de plus, de mieux ! Lisez-le et constatez-le vous-mêmes ? Je suis sûr que vous serez touché d’une manière ou d’une  autre et qu’il vous aidera à évoluer. Pour bien comprendre ce texte aujourd’hui, il faut replacer ce poème dans son contexte. Écrit en 1910, Rudyard Kipling s’adresse à son fils alors âgé de 12 ans. Il célèbre la vertu britannique de l’ère victorienne. Cinq plus tard en 1915, son fils est mort durant la 1ere guerre mondiale. Son corps n’a jamais été retrouvé et jusqu’à ce jour seule cette inscription y figure sur la tombe des soldats inconnus «  Known unto God » « Connu seul de Dieu ». Même si que  Rudyard Kipling était noble de retenir ses émotions et de dominer ses passions. Son poème, à l’heure actuelle, peut avoir une autre interprétation. Il appelle au courage de celui qui subit une épreuve. Je partage sans attendre ce poème très célèbre qui a influencé tant de lecteurs et ému beaucoup des personnes. Le-voici avec son titre originale “If-” de Rudyard Kipling (1910) traduit de l’anglais par André Maurois (1918).

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SI… TU SERAS UN HOMME, MON FILS

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n’être qu’un penseur ;

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tous jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme, mon fils.♥

 

 

Faire une Pause: se réinventer, intérieur & extérieur !

20150606_153647-1Se détacher, grandir, aimer hors du giron maternel, sans culpabilité ni regret, bref « couper le cordon ».

Cela fait déjà 6 bonnes années que j’ai « mon indépendance »♦. En 2009, partir de chez maman pour vivre sa vie m’était « un parcours de combattant ». La tâche pouvait s’avérer compliquée et déclencher à tout moment un sentiment de malaise et de culpabilité ; d’autant plus que j’ai laissé famille et amis loin de moi. Je l’avoue dés le début, ma vie n’a rien eu de tendre. Peu d’argent (bourse d’étude), studio de 18 m2, dans le froid, dans la nuit ou sous la pluie, il faut se débrouiller. De Lille (France), Paris (France), Düsseldorf (Allemagne), Beaufort (Luxembourg), Genève (Suisse), Skåne (Suede) à Bristol (Angleterre), il a fallu se débrouiller. En études. En stage. En vacance & touriste depuis que ma carte bancaire me le permet ♥. J’ai appris. Je me suis livrée à une bataille de taille:

  • Découvrir,
  • S’intégrer,
  • Repérer les lieux de vie (City Promenade, la promenade incontournable pour découvrir une ville aux multiples visages;les parcs et jardins; les châteaux…etc.
  • Parcours en forme d’arc (ou de sourire) reliant les musées de la ville;
  • Découvrir l’architecture des villes;
  • Lorsque j’étais un peu fatiguée, des restaurants et cafés pour en profiter un petit repas simple et soigné, pourquoi pas en terrasse…
  • Bien sûre sans oublier des Bibliothèques, papeteries, café littéraire ou librairie pour apprécier mes innombrables attractions littéraires !

Alors comme vous pouvez s’imaginer, cela fut tellement de découvertes. Avec beaucoup de sincérité je confie avoir passer de tous les émotions !  J’ai versé une vallée de larmes de peine mais aussi de joie !  J’ai mûrie!  Si quitter chez maman était une étape importante pour se construire et grandir, elle comporte aussi des avantages J’ai su très tôt qu’il m’était juste indispensable de m’organiser. Il m’était nécessaire donc de me trouver un but pour parer l’ennui. Car pour moi l’inactivité appelle très rapidement la paresse. Elle m’effraie, me choque et me torture.

Le temps passait et les choses se simplifiaient. Le besoin de se plonger dans les recettes de ma tendre grand-mère se faisait vite ressentir. Depuis mon jeune âge, tendre grand-mère me disait que j’étais discrète et timideavec un tempérament bien à moi, qui ne demande qu’à être révélé par une touche de colère. Il y a quelques semaines, un matin, tandis que je me dirigeais vers ma fenêtre, je souris en ouvrant mes volets, le regard tourné vers son portrait accroché au mur. Depuis lors, je pense à elle.

Le détail révelateur

J’avais éclaté de rire lorsque pour débloquer une situation complexe, ma grand-mère avait résolu tel d’un psychologue. Sans arrière pensée, elle m’avait répondu :

« Timide ? Susceptible ? Comment te définir ? »

« Ayeyo, rien de particulier à noter. Enfin je me définie comme une femme simple, ai-je rétorqué. »

J’ai l’humilité d’avouer que plus que ses idées, sa sagesse et sa bonne humeur, sa voix me captivait souvent.

« Tu es restée la même Sadia, un peu frondeuse. Ne sois pas égoïste dans ta réaction. Tu dois « embrasser » les critiques. La plus grave des misères est la misère morale. Me taquinait-elle.»

51FOrjEzkpL._AA324_PIkin4,BottomRight,-46,22_AA346_SH20_OU08_J’ai lu récemment lors d’un voyage ⌈vol éthiopien Airlines, de Vienne (Autriche) – Addis Abeba (Ethiopie)⌉, une seconde chance, un roman émouvant sur les rapports humains et le 3 eme âge. Le livre m’a plongé dans les souvenirs. Il m’a « accompagné » durant mon séjour et la lecture me donna une envie incontrôlable de crier. Je m’en empêchais et serrais les dents. Je me donnais le courage d’affronter ma curiosité. Alors que certaines mères étaient préoccupées à bouillir la marmite que d’éducation. Grand-mère n’était jamais oisive quand il s’agissait de mon savoir. Elle avait besoin de la présence d’une enfant, disait-elle, pour « meubler » son cœur. Elle me vouait une affection de tigresse et me servait mon repas, souvent ce qu’il y avait de meilleur dans les marmites. Elle puisait force et vigueur dans les cendres ancestrales pour m’éduquer et allumer la « prunelle » de ses yeux.

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« Tu voix ma fille, n’acceptes jamais d’être (comme beaucoup de ta génération) un agneau immolé sur l’autel du « matériel ». Tout métier a du mérite y compris celui d’une femme au 20150820_144501foyer. Certes son travail domestique est rétribué en petite somme mais aucune demeure luxueuse n’est séduisante si la poussière l’encrasse, justifiait-elle.»

Ses discussions m’aidaient à découvrir mon personnage et surtout, comment m’en défaire si jamais j’enfilais un costume qui ne me convenait pas.

Mon bonheur du moment :

Salon-Blanc-Gris-Rideaux-201301242021577mJe pense toujours à mon expérimentée grand-mère pour parier l’ennui mais mes deux bonheurs du moment sont : ma petite vie et l’aménagement de mon nouveau appartement…Avec le rythme effréné de mon quotidien, ma vie n’est plus de tout repos ! Heureusement, dans ma routine dévorante, les appels,  SMS,  Whatapps,  FaceTime,  viber… etc de mes êtres chéres, mes coeurs ❤d’ânge que la distance nous sépare, me permettent de souffler, de recharger mes batteries. ♣Si certaines jeunes femmes ont choisi de profiter de cet âge d’or, moi j’ai choisi de courir pour refaire le plein plus tard. Contrairement à elles, je ne sais pas  comment s’arrêter alors que la terre continue de tourner et que tout s’active autour de moi ?

Mon litJe dirais donc que je suis dépassée en ce moment dans ma vie. Je suis prise dans un brouhaha. Tout va si vite  autour de moi et j’essaie tant bien que mal de garder le cap. Face à une telle situation, ma seule urgence est de remettre les choses dans l’ordre.Mon nouvel appartement est fait, louange à Dieu. J’avais, évidemment, bien réfléchi dans le choix de l’appartement ainsi que le style de meubles qui me passionnait. J’ai déménagé récemment et j’ai opté pour les services d’un artisan pour refaire la peinture, me défaire les meubles fraîchement acheté d’Ikea et me les poser soigneusement. Malheureusement il m’a appris qu’il ne pouvait m’offrir ses services que la fin du mois. Ardente débrouillarde depuis 6 ans, j’ai moi-même fixé mes meubles, remplacé la serrure et loquets des portes, décoré le lit et le salon, remplacé les ampoules brûlées. J’ai même été mon propre plombier pour secourir le lavabo bouché.

Et comme tendre grand-mère me répétait : « Chaque vie recèle une parcelle d’héroïsme et à chaque effort, me demandait-elle, souviens-toi de l’aveugle qui ne verra jamais le sourire de son enfant ».

Je dois le dire, je me réjouie d’avoir terminer l’équation « appartement » mais  j’atteins mes limites et je souhaite d’abord gérer ma fatigue. Me retrouver face à face avec moi-même. S’arrêter quelque temps, changer de rythme, ne « rien faire ».←↑↓→

Pour créer un espace confortable,outre le catalogue IKEA 2015 , HomeSense offre aussi une solution  permettant à la fois de se détendre et de dormir. Se focaliser sur sa carrière commence par « vivre en douceur». Trouver des idées de décoration en regardant cette Vidéo :

Attendre son Amour : rien n’est plus cruel !

♥Je n’étais pas parti en vacances♣ cette année là. C’était en 2010. Mes vacances étaient à Lille, dans le beau quartier de Triolo. Vous connaissez mes goûts, dans des situations pareilles, je trouve toujours refuge dans une bibliothèque, une librairie ou au furet du Nord..etc

Des lieux qui me parlent et m’offrent ces goûts d’eldorado, de paradis perdus….que je recherche à chacun de mes voyages.téléchargement J’y vais sans arrêt et toujours à la recherche d’un livre qui vaut franchement d’être acheté, lu et le petit investissement de temps qui va avec ♦!
Et bien je suis tombée par pure hasard cette fois-ci sur un livre qui m’a apporté non seulement le soleil d’Afrique mais aussi cette impression de vacances douces et calmes pendant lesquelles on prend soin de soi. Une lecture basée sur le rituel de familles africaines.CD81UBYVEAAIM53
Lorsque j’ai vu sa critique au furet du Nord de Lille; j’ai très vite été prise ! Et pour cause, quatre ans après avoir lu le « Ventre de l’Atlantique », Fatou Diome m’offre un nouveau roman, Celles qui attendent. J’ai acheté le livre et me suis dirigée vers la salle de discussion où, à mon grand bonheur, Fatou Diome s’y trouvait. Nous abordons le débat avec d’autres personnes et Fatou nous livra quelques secrets de son écriture envoûtante.Je me suis laissée plonger dans la discussion et me laissée emporter là où l’auteure a voulu m’emmener. Tout s’est terminé dans la bonne humeur et une dédicace à la clé, de plus sur le surnom que ma tendre grand-mère m’avait donné: SADIA.

Parlons de ce précieux roman. Elle y a abordé de nouveau le thème de la migration mais du point de vue de celles qui restent au pays et qui attendent des fraîches nouvelles. Sur une île (Sénégal), le temps s’est arrêté pour Arame et Bougna, deux femmes qui luttent encouragement contre une misère sans fin. Arame est mariée à un homme qui pourrait être son père. Elle s’inquiète du sort du fils qui lui reste, à la croisée des chemins et sans perspective d’avenir. Bougna vit dans une misère identique et dans l’ombre d’une co-épouse dont les fils boursiers sont partis étudiés. Cette grande misère obligent les deux mères de payer à leurs deux fils le voyage clandestin en pirogue vers les pays dorés: direction Europe. Et de là commence une longue attente, l’interminable attente de ces quatre femmes; quatre héroïques femmes, les deux mères Arame et Bougna et les deux brus, Daba et Coumba.
Fatou Diome nous invite à réfléchir sur le sort des épouses qui souffrent de ce long voyage. Je suis une lectrice avertie de Fatou Diome, habitué à ces genres des sujets: la détresse, le découragement,les souffrances avec une écriture douce. Elle révèle une vérité absolue: le manque d’espoir conduit à des sacrifices douloureux et à des choix difficiles. La pauvreté pousse certains à traverser l’Atlantique en espérant que leur exil en Europe leur offrira une vie enfin meilleure. Le sort, indigne à la vie humaine, réservé à ces femmes, est très difficile à accepter. D’une plume riche et précise, avec une certaine indignation, je suis d’une manière ou d’une autre émotive; à chaque foi plus extraordinaire. Merci Fatou Diome.♥

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